Performance Anxiety Series - Part 1 : Our perception of Sexuality L'anxiété de performance partie 1 - la perception de la sexualité

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Performance anxiety is a subject that we've studied for quite some time. Over time I did a number of speeches and even a TEDx talk on the subject. In our performance anxiety series, we'll talk about how our perception of our own sexuality is tainted by a number of sources, how the constant focus on orgasms can create even more anxiety and we'll end this series with our tips on how to overcome it. Enjoy !

Part 1: Perception of Sexuality.

In this section, we’ll talk more about how our view of sexuality is constructed by a number of sources.

A number's game

In our occidental culture, sex is a “relatively” new topic in the public eye, sex used to be confined to the intimacy of the home (read wedding). For a long time, the only influence on how people perceived their sexuality was the church, and the only objective that sex could achieve was reproduction. This objective is still hard wired in our brains and culture, the main reason to have sex for the past 2000 years was to have kids.

The first time our view of sexuality was challenged was in 1948 when Alfred Kinsey, one of the first sexologist, published “Sexual Behavior in the Human Male.” By bringing to light statistics about masturbation, homosexuality and sex out of wedlock, Kinsey started to shift the conversation from purely “reproductive” to “pleasure oriented.” But cultural views on sexuality are hard to change and it would take some decades before sex for pleasure was generally accepted, and even then, pleasure was only something accepted for men.

Even with the publications of “Human Sexual Response” in 1966 by Masters & Johnson, the discourse around sexuality was only fueled by statistics. Yes, our society was more open to talk publicly about sexuality but only in terms of statistics, not in terms of feelings or experiences. This means that for the past 70 years, almost every article in a magazine or newspaper is about statistics:

  • “20% of men say they masturbate every day.”
  • “1 women in 3 doesn’t like fellatio.”

How our view of sexuality is created

This way of informing the public limits the view that we have on sexuality, bringing a “performance” in view of it. Don’t forget that in many places, the only sex ed classes available are about abstinence and STDs.

This means that for many people their only source of information about sexuality is:

  • Limited Sex Ed
  • Porn
  • General Sexual Statistics
In the last 70 years our culture has shifted from a “Sex is only a tool to make more little humans” to “the main objective of sexuality is to have as many orgasms as possible.” The second way of viewing sexuality isn’t better or worst, we think it shouldn’t be the whole picture. When you limit sexuality to “achieving orgasms” and “stats” what it creates is what we call “Performance Anxiety.”

You’ll start asking yourself questions like:

  • I don’t fit the stats, Am I normal?
  • We don’t do it once a week, are we too horny or not enough?
  • I am a mom, I don’t have time or energy to spend 17 min per intercourse, does this make me a bad partner?
  • I don’t feel the need for sexual intercourse every day or every week, but I am a man, does this mean something is wrong with me?

And without an up-to date sex education that includes the notion of desire, pleasure, asexuality and a LOT of other stuff, the only answer to this question might be a troubling one that will impact your sex life in a negative way.

What can we do to change our view on sexuality?

Here's a few ideas:

  • Expand your sex-education. If your sex ed classes were abstinence-based or simply inexistant you can always learn more, thanks internet ! You have to take a look at the programs teached at O.school.
  • Learn more about mindfulness in sexuality, we'll publish a post about this very soon.
  • Consume Porn that is responsible and/ or created by women. We're big fans of the MakeLoveNotPorn initiative by sex activist, and our fellow Women of Sex Tech; Cindy Gallop.

You should also checkout the XConfessions Series made by Award-Winning Feminist Porn Director, Erika Lust.

 Next?

In the second part of this “Performance anxiety” series, we’ll talk about how the focus on orgasms created even more performance anxiety.

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L’anxiété de performance est un sujet auquel nous nous attaquons depuis longtemps chez Désirables. Au fil du temps j’ai eu la chance d’offrir plusieurs conférences et même une conférence TEDx sur le sujet. Dans cette série sur l’anxiété de performance, nous allons nous discuter de comment notre perception de la sexualité est construite à partir de plusieurs sources négatives, comment la discussion autour de l’orgasme à tout prix peut engendrer plus d’anxiété et enfin, comment diminuer votre anxiété de performance à l’aide de techniques reconnues.

Partie 1 : Notre perception de la sexualité

Dans cette section, nous discuterons des sources qui influencent notre vision de la sexualité.

Une question de chiffre

Dans notre culture occidentale, la sexualité est un sujet de conversation publique « relativement » nouveau. En effet, la sexualité a longtemps été confinée au mariage hétérosexuel. Pendant plusieurs centaines d’années, la seule influence des gens sur leur perception de la sexualité a été l’église. Évidemment, seule la perception de la sexualité comme outil de reproduction était mise de l’avant, toute autre utilité était associée au péché. Il est assez difficile d’oublier qu’il y a à peine 2-3 générations, la seule raison d’avoir des relations sexuelles était d’avoir des enfants ou de remplir votre devoir de bonne « femme ».

Une des premières fois que cette vision réductrice de la sexualité a été perturbée fut au début du 19e siècle par les travaux de Magnus Hirschfeld en Allemagne et d’Alfred Kinsey un peu plus tard aux États-Unis. Avec « Sexual Behavior in the Human Male », Alfred Kinsey a amené au grand jour des statistiques à propos de la masturbation, de l’homosexualité et de la sexualité en dehors du mariage. Par leurs publications Kinsey et Hirschfeld ont débuté le changement de vision de la sexualité, d’une vision reproductrice vers une version plus orientée sur le plaisir. Malgré tous leurs efforts, il faudra des dizaines d’années avant que la population générale accepte une vision de la sexualité qui est plus axée sur le plaisir que sur la reproduction. Même lorsque cet objectif sera atteint, la notion de plaisir masculin aura préséance sur celui des femmes pendant encore plusieurs années.

Malgré la publication de « La réponse sexuelle humaine » en 1966 par Masters et Johnson, le discours qui entoure la sexualité dans le domaine public restera centré uniquement sur des statistiques. Oui, la société en générale est devenue plus ouverte à discuter de sexualité en public, mais uniquement en termes de statistiques, laissant de côté les notions de sentiments, d’expérience et d’intimité. Suffit de regarder les titres des magazines populaires des 50 dernières années pour bien comprendre cette limitation aux statistiques :

  • 20 % des hommes disent se masturber tous les jours
  • 1 femme sur 3 n’aime pas les fellations

Comment notre vision de la sexualité est créée

Cette manière d’informer le public (via majoritairement des statistiques) limite notre vision de la sexualité, amenant une notion de « normalité ». N’oublions pas que dans plusieurs endroits en Amérique du Nord, les cours d’éducation à la sexualité qui devraient nous aider à porter un jugement critique sur ces statistiques enseignent uniquement l’abstinence et parfois les maladies transmissibles sexuellement.

En résumé, pour la plupart des gens, leurs seules sources d’information se limitent à :

  • Les statistiques scientifiques sans contexte ou nuance
  • L’éducation sexuelle basée sur l’abstinence ou les maladies transmises sexuellement
  • La pornographie facilement disponible pour tout internaute.

Dans les dernières 50 années, notre société a modifié son point de vue sur la sexualité. On est passé de : la sexualité est seulement utile pour la reproduction, vers, l’objectif principal de la sexualité est d’atteindre l’orgasme le plus souvent possible. Cette deuxième vision de la sexualité n’est pas mieux ou pire que la première, nous pensons simplement que celle-ci est incomplète. Lorsqu’on limite la vision de la sexualité à l’atteinte de l’orgasme et aux statistiques de comportements, cela crée ce qu’on appelle « l’anxiété de performance ».

À cause de l’anxiété de performance, nous commençons à nous poser des questions telles que :

  • Je ne suis pas dans les statistiques, suis-je normale ?
  • Nous ne faisons pas l’amour 1 fois par semaine avec mon partenaire, ne sommes-nous pas assez sexuels ou peut-être trop ?
  • Je suis une maman, je n’ai pas le temps ni l’énergie pour prendre 17 minutes par rapport sexuel, est-ce que cela fait de moi une mauvaise partenaire ?
  • Je suis un homme, pourtant je ne ressens pas de désir pour un rapport sexuel chaque jour ou même chaque semaine, est-ce que qu’il y a quelque chose d’anormal ?

Sans une éducation sexuelle à jour qui inclut les notions de désir, de plaisir, d’asexualité, d’identité transgenre, de consentement et de BEAUCOUP d’autres choses, la seule réponse qui vous viendra rapidement est que vous n’êtes pas « normaux ». C’est assurément la mauvaise réponse, mais en l’absence de plus d’information il est difficile d’arriver à d’autres conclusions.

Que peut-on faire pour changer notre perception de la sexualité ?

Voici quelques idées:

  • Apprenez-en plus sur la sexualité en générale. Si vos cours d'éducation sexuelle prônaient l'abstinence ou ne parlais que des MTS, vous pouvez aller chercher un complément d'information sur internet ! Nous vous conseillons de jeter un oeil aux cours d'éducation sexuelle de O.school.
  • Aprennez-en plus sur la pleine conscience en sexualité, nous publirons un article à ce sujet très bientôt!
  • Si la pornographie vous intéresse, consommer de la porno responsable et féministe. Nous sommes de grandes fans du projet MakeLoveNotPorn de l'acitiviste, et collègue de "Women of Sex Tech", Cindy Gallop.

Vous devriez aussi jetez un coup d'oeil à la série XConfessions  faite par la directrice de porno féministe, Erika Lust.

Et la partie 2 ?

Dans la seconde partie de notre série sur l'anxiété de performance, nous discuterons de l'impact de la centralisation de sexualité autour de l'orgasme.

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